Publié le 08/02/2017

Les énergies renouvelables chez soi

Dans cette rubrique vous retrouverez des informations sur les différentes énergies renouvelables listées ci-dessous : 

L’énergie solaire thermique

Cette technologie consiste, par le biais de panneaux solaires thermiques, à convertir les rayons du soleil en chaleur. Cette chaleur sera ensuite utilisable pour produire de l’eau chaude sanitaire (ECS) ou venir alimenter un système solaire combiné (SSC) qui produira à la fois l’eau chaude sanitaire et le chauffage du logement.

Plus d’info : 

L’énergie solaire photovoltaïque

Cette technologie consiste, par le biais de cellules photovoltaïques, à convertir les rayons du soleil en énergie électrique. Soyez vigilant sur le taux de production annuel annoncé, l’orientation et l’inclinaison de votre toiture. Il faut toujours prendre le temps d’étudier en détails les chiffres annoncés pour s’assurer de la performance de l’installation et de sa rentabilité. Il existe plusieurs possibilités d’utilisation de l’électricité produite :

  • L’autoconsommation de cette énergie avec ou sans stockage
  • La vente d’une partie ou de la totalité de la production

Voici un exemple pour faire rapidement l’évaluation de la viabilité d’un projet de vente de la totalité de la production :

Projet : installation de panneaux photovoltaïques avec une puissance totale de 3 kWc, un achat de l’énergie par EDF OA (ou un autre opérateur) à 0,2393 €/kWh (tarif 31/12/16).

  1. On détermine la production unitaire annuelle maximum (kWh/kWc installé).
    D’après la carte ci-dessous, l’Indre et Loire se trouve sur une production annuelle entre 1000 et 1100 kWh/kWc. Nous prendrons une production de 1100 kWh/kWc.
    Production annuelle estimé (kWh/an) = 1100 x 3 = 3300 kWh/an
  2. On estime ensuite le gain en €/an brut pour l’achat de l’électricité
    Gain brut (€/an) = Production annuelle estimé (kWh/an) x Prix de revente de l'électricité (€/kWh)
                                       
    = 3300 x 0.2393 = 789 €/an
  3. Auquel il faut déduire environ 60€/an de compteur de locations et autres frais éventuels
    Gain net (€/an)
    = 789-60 = 729 €/an
  4. On estime le retour sur investissement
    Pour cela il faut définir le coût de l’investissement, qui dépend de la puissance de l'installation. De manière générale, le coût moyen des panneaux est de 3000 à 4000 € par kWc installé.
    Pour une puissance de 3kWc, et un coût du kWc à 3500 €, l’investissement est de 3 x 3500 = 10 500€

Le retour sur investissement = Investissement / Gain annuel = 10 500€ / 729€ = 14 ans

Attention : cela reste une estimation. Il faut également prendre en compte le changement du ou des onduleurs après 7 ou 10 ans de production, il y a le raccordement, le TURPE (Tarif d'utilisation du réseau public d'électricité), l’entretien, le vieillissement des cellules photovoltaïques,…

Pour aller plus loin : 


Le chauffage bois et biomasse

Les équipements utilisant le bois comme source de chauffage peuvent être de simples appoints comme un poêle/insert ou bien être intégrés à un système de chauffage principal avec radiateurs hydrauliques – ex. Chaudière bois buches, à granulés ou à plaquettes.

Le choix du système se fait sur plusieurs critères : le besoin de chauffage du logement, la capacité de stockage, le type de combustible et son approvisionnement (bûches, granulés ou plaquettes),…

Pour aller plus loin : 

Les pompes à chaleur

Le sol, l’eau des nappes et l’air qui nous entoure stockent chaque jour l’énergie que nous dispense le soleil. Récupérer cette énergie gratuite et inépuisable et s’en servir pour le chauffage ou la production d’eau chaude sanitaire, c’est possible grâce aux pompes à chaleur.

Ces équipements électriques permettent de réduire notre consommation d’énergies fossiles et nos rejets de gaz à effet de serre. Il en existe plusieurs types, qui puisent la chaleur soit dans l’air (pompes aérothermiques), soit dans le sol ou l’eau des nappes phréatiques (pompes géothermiques).

Les Pompes à Chaleurs Géothermique (PAC sol/eau ou eau/eau) ont plusieurs façons de prélever la chaleur du sol :

  • Les capteurs horizontaux : profondeur entre 0,6 et 1,2m avec une surface d’occupation 1,5 à 2 fois la surface de l’habitation à chauffer.
  • Les capteurs verticaux : forage jusqu’à 80m de profondeur de deux tubes en polyéthylène formant un U. Deux sondes de 70m de profondeur et distantes de 10m peuvent chauffer une maison d’environ 120m² (en fonction du niveau d’isolation de la maison).
  • Les capteurs sur nappe (peu profonde): Deux forages de 30 à 100m de profondeur sont réalisés. Le premier forage permet de capter la chaleur de la nappe puis le deuxième forage sert à réinjecter l’eau utilisée dans la nappe. Un foreur professionnel et déclaré à la DREAL locale, doit  intervenir.

Il existe également des Pompes à Chaleur aérothermiques (PAC air/eau ou air/air) :

  • PAC air/eau : ce système prélève la chaleur de l’air extérieur pour chauffer un circuit de chauffage. Le rendement de ce système sera fonction de la température extérieure : plus la température extérieure diminue plus la performance diminue.
  • PAC air/air : ce système prélève la chaleur de l’air extérieur pour chauffer directement de l’air soufflé dans le logement par le biais de ventilo-convecteurs.

Pour aller plus loin :

L’énergie éolienne

L’énergie éolienne en région Centre Val de Loire représentait en 2012 plus de 501 Mégawatts de puissance raccordée. Pour envisager la mise en place d’une éolienne chez soi, il y a plusieurs conditions à respecter :

  • La force, la fréquence et la régularité des vents : une vitesse de vent moyenne annuelle d’au moins 20 km/h (5,5 m/sec).
  • La localisation géographique et topographique.
  • Pour bénéficier de l’obligation d’achat d’électricité par EDF, il faut être situé dans une Zone de Développement Eolien (ZDE).

La production de l’éolienne est fonction :

  • De la vitesse du vent
  • Du rendement du rotor
  • De la surface balayée par les pales

Il ne faut pas oublier de faire les démarches préalables suivantes :

  • Auprès de la mairie : demande de permis de construire, si le mât est supérieur à 12mètres. Sinon une déclaration de travaux suffit.
  • Auprès de vos voisins : l’installation d’une éolienne peut entrainer un impact visuel et générer des nuisances sonores.